LEs Espèces cibles

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Espèces cibles

Chaque année, la commission nature du Parc, composée de spécialistes de l’environnement, sélectionne une espèce cible – ou un groupe d’espèces – autour de laquelle des actions sont déployées durant deux ans. Ces espèces sont très souvent qualifiées de parapluie : les mesures mises en place pour leur conservation profitent également à de nombreuses autres espèces associées.

La truite Fario

En 2026-2027, c'est la Truite fario qui est mise sur le devant de la scène. Elle fait partie des espèces les plus sensibles à la qualité des cours d'eau.

truitefario

les abeilles sauvages

Abeille sauvage©Entomologie-Botanik-ETH Zürich-Fotograf-Albert Krebs

©Albert Krebs

En 2024-2025, les abeilles sauvages ont été mises sur le devant de la scène. L'espèce cible devenait alors plurielle, l'abeille sauvage se déclinant en plus de 600 espèces en Suisse.

lezard_agile_G.Mazza

©Andreas Meier

Le Lézard agile a été choisi comme espèce cible du Parc pour 2022 et 2023, une bonne occasion de (re)découvrir cette espèce menacée, d’étudier sa situation sur le territoire du Parc et de mettre en place des mesures pour préserver ses habitats de prédilection et ses populations.

Rougequeue_©Claudia Hirschenhuber

©Claudia Hirschenhuber

En 2020-2021, c'est le Rougequeue à front blanc qui a été choisi comme espèce cible du Parc. Afin de mieux connaître sa répartition dans le Parc, un inventaire participatif a été réalisé au printemps 2020 par 20 ornithologues passionnés dans les 17 communes du Parc.

Qu'est-ce qu'une espèce parapluie ?

On parle d’espèce parapluie lorsque les mesures de conservation mises en place pour une espèce bénéficient indirectement à un grand nombre. Dans ce sens, elle agit comme un parapluie de protection pour d’autres espèces partageant le même habitat et les mêmes besoins.

Les espèces parapluies concernent généralement un habitat très vaste. En protégeant un habitat étendu, comme le milieu forestier, on soutient indirectement les nombreuses espèces qui y vivent.

Cette notion est utile en biologie de la conservation. Elle permet de maximiser les effets des mesures de protection. De plus, les espèces parapluies sont souvent populaires ou emblématiques, ce qui rend la mobilisation des ressources financières et le soutien du public plus facile à acquérir pour leur protection.

Un bon exemple d’espèce parapluie en Suisse est le Tétras lyre. Son habitat s’étend des forêts aux prairies subalpines. Pour protéger le Tétras lyre, il faut donc mettre en place des mesures favorisant des habitats diversifiés. Cette variété profite à d’autres oiseaux tels que le Lagopède alpin, mais permet également de maintenir une grande diversité floristique et offre un habitat à une multitude d’insectes. Certains mammifères sont également concernés par ces mesures, comme le Lièvre variable et les cervidés.