
le Martinet noir
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Son cri joyeux lancé dans le ciel crée à lui seul une ambiance estivale. Vivant dans les airs de jour comme de nuit, il y chasse, s’y déplace, y dort, s’y accouple. C’est peu dire qu’il maîtrise parfaitement le vol ! Il ne se pose que pour élever ses petits. Vous aurez reconnu le Martinet noir.
C’est par une nuit de pleine lune au cours de la première guerre mondiale que le pilote français Guérin a rapporté pour la première fois que les martinets dormaient en vol. Depuis, leur vie nocturne aérienne a intéressé de nombreux chercheurs. Cet oiseau fascinant au corps effilé peut atteindre des vitesses de 200km/h. L’espèce détient d’ailleurs le record du plus long vol ininterrompu: 10 mois entiers sans se poser!
Migrateur au long cours, il passe ses hivers au sud de l’Afrique et ne revient dans nos contrées qu’à partir de la mi-mai pour nicher. Ils sont en général fidèles à leur nid qu'ils réutilisent chaque année. La femelle pond deux ou trois œufs. Le couple s’alterne pour couver. Pour nourrir les jeunes, les adultes stockent les insectes capturés en vol dans leur gorge et ce n'est que lorsque cette balle atteint 1 ou 2g qu'ils reviennent au nid. Ceci leur permet de nicher en ville et d'aller chasser à une distance plus ou moins grande du site de nidification.
Comme pour les hirondelles et d’autres espèces insectivores, on constate un déclin des populations de martinets noirs. Certains bâtiments élevés ont encore la chance d’héberger des nids de martinets dans le faîte du toit ou dans des anfractuosités du mur. Une belle colonie se trouve notamment à l’Espace Nordique au Col des Mosses où 14 nichoirs ont été fixés par le Parc pour favoriser l’espèce.


