LEs chauves-souris

Suggestions

Une bonne partie des espèces suisses de chauves-souris vivent dans les bâtiments où elles cohabitent avec l’homme depuis des millénaires. Elles ne se nourrissent que d’insectes, hibernent tout l’hiver et se réveillent au printemps. L’été, les femelles se regroupent dans des lieux chauds et abrités, dans un caisson de store, derrière un volet ou dans un grenier. Elles y donnent naissance à leur unique petit qui prendra son envol six à huit semaines plus tard. Après l’avoir élevé, elles repartent généralement à l’automne pour se reproduire et s’installer dans leur site d’hibernation.

La situation de la plupart des espèces de Suisse est préoccupante. La nette diminution des chauves-souris est due à trois facteurs : la disparition des insectes, la destruction des habitats et la destruction des gîtes de reproduction lors des rénovations de bâtiments.

Photo : ©Marc Bastardot

Chauves-souris : amies ou ennemies ?

Mystérieuses créatures nocturnes, les chauves-souris ont toujours nourri l'imagination humaine et engendré des croyances erronées. Ces animaux ont été accusés des maux les plus fantasques: vampires, s’accrochant aux cheveux, porteurs de maladies, reproducteurs effrénés, autant de mythes infondés qui ont suscité peur et parfois répulsion.

Ces rumeurs servent bien mal ces petits mammifères qui sont avant tout nos amis. Prédatrices d’insectes, les chauves-souris contribuent à réguler les populations de nuisibles, favorisant ainsi un équilibre naturel. Une pipistrelle est capable de manger plus de 600 moustiques en une nuit ! De quoi éviter bien des piqûres, non ? Pas d’inquiétude concernant les maladies véhiculées, rares sont les morsures et plus rares encore les chauves-souris porteuses de pathogènes. Dotées d’un puissant radar, les chauves-souris sont capables d’éviter nos cheveux, comme tout autre obstacle.

L'Oreillard roux

L’Oreillard roux, Plecotus auritus, fait partie de la trentaine d’espèces de chauve-souris qui se trouvent en Suisse. Ce petit mammifère nocturne volant de la famille des Vespertilionidés pèse entre 6 à 12 grammes. Son nom amusant vient de la taille de ses oreilles qui peuvent mesurer presque la moitié de la longueur de son corps et de la couleur de son pelage, brunâtre avec une teinte plus claire sur le ventre.

L’Oreillard roux qui préfère les régions montagneuses boisées est présent dans le Parc. Essentiellement insectivore, il chasse la nuit grâce à l’écholocation. Des sons aigus – imperceptibles par l’oreille humaine – lui permettent de détecter les objets et les proies autour de lui, comme les papillons, les mouches ou les coléoptères.

En été, il niche le plus souvent dans les arbres, dans les combles de bâtiments ou dans les clochers. À la belle saison, les femelles donnent naissance à un ou deux petits après une période de gestation d’environ deux mois. Cette espèce de chauve-souris hiberne dans des souterrains, des cavités d’arbres ou des grottes pourvues de fentes rocheuses, bien à l’abri du gel. Bien que l'espèce soit présente en Suisse, elle est confrontée à plusieurs menaces, telles que la destruction de son habitat naturel, l'utilisation de pesticides et la pollution lumineuse.

Dummy image