De la nature en milieu bâti pour le hérisson

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Élu animal de l’année 2026 par Pro Natura, le hérisson met en lumière l’importance de préserver et de renforcer la nature en milieu bâti. Une invitation à repenser villes et villages comme des espaces vivants, favorables à la biodiversité.

Mascotte familière des villes et villages, le Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) a été élu animal de l’année 2026 par Pro Natura. Un choix symbolique pour attirer l’attention sur une réalité moins connue : malgré sa popularité, le hérisson manque aujourd’hui cruellement d’habitats adaptés, en particulier en milieu bâti.

Espèce insectivore, le hérisson dépend d’un vaste réseau de cachettes et d’une offre alimentaire abondante, composée principalement d’insectes. Leur habitat d’origine, les campagnes, est de moins en moins adapté à leurs besoins. L’espèce se rencontre donc désormais dans les quartiers peu denses des villages et villages, où ses effectifs continuer de diminuer. Depuis 2022, le hérisson figure sur la liste rouge suisse en tant qu’espèce potentiellement menacée. La densification du bâti et la disparition des espaces naturels fragmentent et détruisent ses lieux de vie.

Le hérisson: portrait d’un voisin très sympathique

Les hérissons dans le Parc

En 2019, le Parc a participé à l’action Hérisson, y es-tu ?, menée par Nos voisins sauvages. L’objectif : vérifier la présence du hérisson dans des zones où aucune observation n’avait été signalée depuis plus de dix ans. Dix-sept carrés d’un kilomètre carré ont été prospectés par des bénévoles à l’aide de tunnels à traces, une méthode non invasive permettant de détecter la faune discrète. Aucun indice de présence du hérisson n’avait été relevé.

Ces relevés ont toutefois mis en évidence la présence d’autres espèces, comme l’hermine, le loir, le putois ou plusieurs amphibiens. Les résultats confirment une densité très faible de hérissons sur le territoire du Parc.

Ces dernières années, le Parc poursuit son engagement en faveur de l’espèce à travers la charte des jardins. En encourageant la création de petites structures favorables à la faune, cette démarche contribue, pas à pas, à améliorer les conditions d’accueil du hérisson, espèce emblématique des paysages cultivés et des jardins vivants.

Photo : ©Wolfgang Hock