Plantes envahissantes : le Parc renforce son action

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En 2026, le Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut a poursuivi ses actions contre les plantes exotiques envahissantes. Sensibilisation, chantiers d’arrachage et collaboration avec les communes ont rythmé l’année, avec un objectif commun : limiter la propagation de ces espèces qui menacent la biodiversité indigène.

Sensibiliser et agir sur le terrain

En juin, une dizaine d’élèves du Cycle d’orientation de Bulle ont découvert les enjeux liés aux plantes exotiques envahissantes avant de passer à l’action. Les adolescents ont participé à l’arrachage de Solidages, de Buddleias et d’Impatientes glanduleuses, sur les berges de la Sarine, à Enney. Une vingtaine de collaborateurs de l’entreprise RWB Fribourg SA ont également prêté main-forte lors d’une demi-journée consacrée à l’arrachage de renouées asiatiques à Rougemont.

La sensibilisation s’est aussi invitée au Musée du Papier peint, à Mézières (FR), en octobre. Dans le cadre de l’exposition Nemesis Végétale de l’artiste Seve Favre, une conférence a permis d’aborder les défis et les réalités de la lutte contre les plantes problématiques à l’échelle d’un Parc.

Sur le terrain, le Parc a poursuivi sa collaboration avec la Fondation Actions Environnement (FAE). Deux semaines de chantiers ont été organisées : la première en juin, avec des civilistes, et la seconde en août, avec des personnes accueillies par l’Établissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM). Ces interventions ont notamment ciblé les Renouées asiatiques au Pays-d’Enhaut, l’Impatiente glanduleuse aux abords du lac de Lessoc, à Montbovon, et la Berce du Caucase à Jaun.

Une nouvelle stratégie construite avec les communes

Parallèlement aux interventions sur le terrain, le Parc a engagé la révision de sa stratégie de lutte contre les plantes exotiques envahissantes. L’objectif : mieux coordonner les efforts et adapter les mesures aux réalités de chaque région.

Plusieurs ateliers ont ainsi réuni les communes du territoire pour dresser un état des lieux des foyers de plantes envahissantes, évaluer les actions menées ces dernières années et identifier de nouvelles pistes d’intervention.

Après la vallée de la Jogne et l’Intyamon en août, puis le Pays-d’Enhaut et les Mosses en septembre, les communes du versant lémanique seront invitées à poursuivre la réflexion en décembre.

Les propositions issues de ces échanges serviront de base à la nouvelle stratégie du Parc. Les premières mesures devraient être déployées dès 2027, avant une mise en œuvre complète en 2028.

Plantes exotiques envahissantes : de quoi parle-t-on ?

Introduites en Suisse, notamment comme plantes ornementales, certaines espèces exotiques se propagent rapidement et concurrencent la végétation indigène. Leur forte capacité de reproduction et leur croissance rapide peuvent perturber les milieux naturels et menacer la biodiversité. Certaines espèces provoquent également des dégâts aux infrastructures, comme les Renouées asiatiques, ou présentent des risques pour la santé humaine, comme la Berce du Caucase.