
Des murs qui relient
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La préservation des murs en pierre sèche s’inscrit pleinement dans les missions du Parc Gruyère Pays-d’Enhaut. Éléments emblématiques du paysage préalpin vaudois et fribourgeois, ces ouvrages abritent une biodiversité remarquable tout en témoignant d’un savoir-faire traditionnel.
Depuis plusieurs années, le Parc pilote ou accompagne des projets de restauration et de valorisation de ce patrimoine, en collaboration avec les cantons, les communes, les propriétaires, les exploitations agricoles et d’autres acteurs locaux. Cet été, deux nouveaux chantiers ont débuté sur le territoire du Parc ; l’un à Château-d’Œx et l’autre dans la vallée du Petit Mont, à Val-de-Charmey.
Côté vaudois, les murs de soutènement du Jardin de la Motte, sur la colline du Temple à Château-d’Œx font l’objet d’une restauration menée par la commune en collaboration avec le Parc. Conduit par l’entreprise Stoneworks, le chantier comprend également la réfection de certains escaliers en pierre et des cheminements. Les travaux se poursuivront jusqu’à la fin du printemps 2027.
Comme régulièrement dans ce type de projet, le Parc y a associé un chantier participatif. Organisé en août en collaboration avec la Fondation Actions Environnement (FAE), celui-ci a réuni durant une semaine 12 volontaires autour de la restauration d’une portion de mur. Le groupe était encadré par Kari Gerber, muretier professionnel affilié à la FAE, qui a transmis aux participants les techniques traditionnelles de construction en pierre sèche.
Côté fribourgeois, le Parc accueille pour la première fois l’initiative Building Walls, Breaking Walls de l’association NaturKultur. Le projet réunit des volontaires venus d’Irlande et d’Irlande du Nord, d’Israël et de Palestine, ainsi que des bénévoles de Suisse, autour d’un chantier commun : restaurer un mur en pierre sèche.
L’ambition va bien au-delà de la restauration du patrimoine. En construisant ensemble un mur bien réel, les participants sont amenés à questionner les murs symboliques – culturels, historiques ou humains – qui séparent des communautés marquées par des conflits.
Pendant une semaine, le groupe a travaillé, sous la conduite de plusieurs muretiers, à la restauration d’un mur dans la vallée du Petit Mont, sur la commune de Val-de-Charmey. Mêlant préservation du paysage, engagement citoyen et dialogue interculturel, le projet montre comment un savoir-faire ancestral peut aussi devenir un outil de rencontre et d’échange.
L’expérience se poursuivra durant trois ans, à raison d’une semaine de chantier par année.
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